


Kazemichi et Juri, les deux protagonistes de ce josei, s’aiment mais ne peuvent s’empêcher de se cacher des choses. Que cela soit leur passé, leur travail ou leur véritable identité. Juri a été maltraitée lorsqu’elle n’était encore qu’une enfant, ce
qui l’a transformée en cet être glacial, un robot
incapable d’exprimer ses sentiments. Mais dans les faits, le véritable cyborg (Kazemichi) montre beaucoup plus d’émotions que Juri qui se cache derrière une armure. Ce qui surprend d’emblée dans ce manga, c’est l’utilisation de thèmes cyberpunk présentés avec une incongruité effrayante.
Le concept de Made in Heaven est intéressant : donner un point de vue masculin et un point de vue féminin sur la même histoire, dans deux tomes distincts. Si l’on veut pousser l’idée, la lecture d’un seul volume devrait être amplement suffisante. Mais plus que de donner deux visions de mêmes actions, on retrouve ici deux intrigues différentes mais interdépendantes, dissimulées derrière une relation de couple d’apparence banale. Un conseil toutefois : si vous voulez vraiment apprécier cette histoire, commencez par le tome bleu avec Kazemichi. En effet, l’intrigue de ce premier tome tient la route, même seule. Tandis que le second tome est plus monotone et moins facile d’accès si l’on ne veut en lire qu’un seul. On note toutefois que l’histoire de Juri est beaucoup plus pathétique et dans la contemplation que la première. On a l’impression d’une complémentarité : Juri pense et se morfond tandis que Kazemichi agit.