


Tout débute par une agression qui laisse Kentaro Kuzumi pour mort. Son cœur s’est arrêté. À son réveil, il rencontre Kirin, charmante jeune fille qui attend une transplantation de cœur. Il n’est pas au paradis mais à l’hôpital où il a été ranimé. Il est un donneur compatible mais encore vivant.
On retrouve dans ce manga quelques poncifs : bluette sympathique et héros traditionnellement gaffeur mais de bonne volonté. Kentaro, touché par Kirin, décide de devenir coordinateur de transplantation. Peu doué et bien trop émotif, il saute de joie à l’idée de trouver un patient donneur d’organe. Au contact de la sémillante docteur Kisaragi, il comprendra qu’un donneur d’organe n’est pas un sac de pièces de rechange. Il fera connaissance avec d’autres personnes qui survivent en attendant une transplantation. Le mélange d’émotions contradictoires qui animent celles-ci est plutôt bien rendu : déni de la maladie, acceptation ou angoisse face à la mort.
Le manga est agrémenté d’articles écrits par un journaliste médical et d’une interview du Professeur Daniel Guilmet. En dehors du côté volontairement léger du manga pour attirer le public et le sensibiliser à un problème de société, il y a ainsi une partie plus sérieuse, destinée à ceux qui veulent en savoir plus sur la situation au Japon et en France. Didactique et distrayant.