


Le retour du cyber-catcheur masqué ! Bambi est toujours en cavale avec Pampi, le gosse attardé qu’elle a kidnappé pour le remettre aux mystérieux « vieux ». Et les chasseurs de primes que Gabba King, la rock-star psychotique, a lancé à ses trousses sont de plus en plus nombreux. Ce volume leur fait d’ailleurs la part belle en se concentrant davantage sur le passé et la personnalité de certains, ou sur l’environnement plein de frustrations et de névroses dans lequel ils évoluent. Un monde qui plonge parfois dans l’étrange avec un clin d’œil hallucinatoire à Massacre à la Tronçonneuse en fin de volume !
Si l’intrigue n’est clairement pas l’intérêt propre de la série, ce tome confirme cependant qu’il y en a bien une. C’est à coups de flash-back que Kaneko commence à révéler au goutte-à-goutte la dimension scénaristique du titre. Reste que l’intérêt de Bambi réside plus que jamais dans le portrait brossé des protagonistes, l’esprit punk qui règne en maître (fait rarissime dans le manga en règle générale) et le dessin issu du comics U.S. On notera d’ailleurs clairement l’influence graphique du Hard Boiled de Geof Darrow, principalement sur le personnage de Platinum Mask, le cyber-catcheur qui ouvre le volume.
BAMBI © 1999 Atsushi Kaneko / ENTERBRAIN, Inc.
JAPON