


Ce recueil de nouvelles ressemble à tous les titres de Kiriko Nananan : des instantanées de vies de femmes - malades : de la vie, de l'amour, du sexe, d'elles-mêmes. Elles parlent mais ne disent rien de conséquent : discours autour du vide qui les habite. Par-ler, c'est par-er à sa souffrance ; mais la traiter reviendrait à changer de vie.
Placé en position de voyeur, le lecteur comprend ce que le personnage ne soupçonne même pas. D'où cette impression de maladresse, de fugacité, de vide, d'ennui, qui se dégagent de ces histoires : position esthétique revendiquée par l'auteur mais dont on n'est pas obligé d'apprécier le résultat.

JAPON