


Andô est un jeune homme sans problème. Depuis qu’il est petit, il pense qu’il a le pouvoir de faire dire ce qu’il veut à n’importe qui. Il vit dans une ville où sévit la criminalité. Pour y faire face, un groupe d’autodéfense appelé Grasshopper fait régner l’ordre à sa façon. À sa tête, le charismatique, placide, mais ambiguë, Inukai. Jusqu’où est prêt à aller ce dernier pour satisfaire son désir de ville idéale ? Dans un premier temps admiratif, Andô va mettre de côté son apathie pour tenter, lui aussi, d’agir à son petit niveau afin de faire changer les choses… il se rend vite compte de sa divergence avec Inukai.
Un premier tome plutôt bien mené dans son ensemble. Le titre rappelle inévitablement Death Note, par son sujet : un monde sans criminels justifie-t-il l’utilisation du crime pour y aboutir ? La psychologie des personnages est traitée avec finesse. Un mystère perpétuel plane et nous amène à douter de tout. Les éléments de l’intrigue sont distillés avec une savante parcimonie. Tous ces facteurs font que l’on rentre dans l’histoire et que l’on y croit. Pas mal du tout, à voir par la suite.
MAOU JUVENILE REMIX © Kotaro ISAKA, Megumi OSUGA / Shogakukan Inc.
JAPON