


Alors que le monde tombe en ruine, les survivants d’une humanité moribonde prient pour qu’un sauveur leur vienne en aide. Prière exaucée sous la forme de l’héritier de l’école du Hokuto, Kenshiro, défenseur de la veuve et de l’orphelin. Des clans d’hommes plus forts les uns que les autres se sont formés pour se disputer les miettes du monde, mais ils ne sont rien face à un autre prétendant au trône de maître suprême : Raoh, frère d’arme de Ken, qui compte bien apporter l’ordre par la force de ses poings. Ainsi débute l’ère de Raoh durant laquelle Ken combattra l’infâme Souther, voleur d’enfants et étoile du Nanto…
Le célèbre manga de Buronson et Tetsuo Hara est ici revisité par Takahiro Imamura avec un résultat mitigé. Techniquement, le film est faible et l’intérêt des scènes inégal, allant de magnifiques à communes. Mais le dessin est on ne peut plus respectueux du trait de l’auteur original et l’histoire ravira les fans de la première heure, même si l’action et les combats musclés laissent plus volontiers place aux larmes et aux émotions fortes.
Trois éditions sont proposées. Nous nous attarderons sur la plus belle : un coffret numéroté limité à 1 500 exemplaires. Il contient d’abord le DVD du film, proposé en VF et VOSTF avec un son 5.1 très efficace. Les voix françaises sont particulièrement bien choisies et respectent l’original contrairement à la série d’il y a vingt ans, malgré les bons souvenirs de beaucoup.
Le disque dédié entièrement aux suppléments est des plus alléchant. Un clip animé de la fameuse chanson Ai o torimodose (générique original de la série TV), chanté par Crystal King, nous rappelle de bien bons souvenirs. On y trouve aussi un entretien entre Buronson, Tetsuo Hara et le scénariste du film, Nobuhiko Horie, lesquels reviennent sur de nombreux aspects de Hokuto no Ken, ses symbolismes, jusqu’à la signification des noms, des kanji (signes japonais) avec de nombreuses anecdotes. Les « coulisses de la promotion au Japon » est un flux continu des différents événements organisés à travers l’archipel pour la sortie du film. L’ensemble des documents nous fait comprendre que l’aspect larmoyant du film est totalement voulu et que les Japonais tentaient par là de faire vibrer la corde sensible du public, masculin comme féminin. Le tout est complété par de petits extraits de l’OAV La légende de Julia (bientôt chez Kaze) mais aussi de la série Souten no Ken.
Côté packaging, on est également gâtés : l’énorme coffret renferme le premier tome du manga réédité chez Asuka, un livret contenant croquis et informations sur le film, un court art-book de la taille du coffret reproduisant personnages et décors, un morceau de pellicule originale et un t-shirt auréolé des sept cicatrices de Ken.
À noter que l’édition collector « simple » ne contient que le double DVD, le manga et le livret. Quant à l’édition standard, elle offre tout de même les deux DVD et le livret. Bref, une belle série de produits pour celui qui souhaite replonger dans cet univers de Ken entièrement revisité.

