


Avec ce septième tome, le rideau tombe sur les péripéties de la mystérieuse Emma et de son riche soupirant William Jones. Rien à faire, cette romance impossible entre un bourgeois et une soubrette durant l’époque victorienne nous tire des larmes jusqu’à la dernière page... Enlevée sous les ordres du Vicomte Campbell, notre héroïne prend la difficile décision de ne plus revoir son cher et tendre, pour son bien à lui. Tiendra-t-elle cet engagement ?
Peinture réaliste de la hiérarchie sociale rigide du XIXe siècle, Emma nous aura offert une histoire émouvante, crédible mais pas « cul-cul la praline ». Y sont montrés avec justesse le désir des bourgeois de se faire une place dans une société dominée par l’aristocratie, l’acharnement des familles nobles à conserver leurs prérogatives et les intrigues qui en découlent, tandis qu’on compatit sincèrement aux difficultés de nos deux héros, charismatiques, sans être tapageurs. Une vraie réussite que ce manga qu’on voit s’achever à regret.

EMMA © 2002 Kaoru Mori / ENTERBRAIN Inc.
JAPON