


Sorti l’année dernière, le film La Traversée du temps se distingue non seulement par son succès critique qui dépasse de loin les éloges de la presse spécialisée, mais aussi par ses nombreux prix obtenus à travers le monde.
Makoto n’est pas une très bonne élève. Ses journées sont partagées entre ses études et ses sorties avec ses deux meilleurs amis, Chiaki et Kôsuke, avec lesquels elle partage une passion pour le base-ball. Mais les choses changent et se compliquent petit à petit lorsqu’elle découvre qu’elle peut, littéralement, effectuer des sauts dans le temps. De voyages salvateurs en déplacements innocents visant à améliorer son quotidien, la jeune fille va découvrir que ses actions sur les boucles temporelles ne sont pas sans conséquences sur ses camarades comme sur elle-même. Et la découverte de sentiments amoureux ne va pas améliorer la situation…
Kaze nous a concocté deux belles éditions pour ce film d’exception. Une édition limitée avec uniquement le film présenté dans un packaging type mediabook, c’est-à-dire intégrant un livret couleur de 48 pages (25 euros). Mais les fans opteront sans doute pour l’édition collector numérotée qui, malgré ses
60 euros, contient pas mal de choses : outre ledit livret de 48 pages, on retrouve le story-board complet du film (450 pages) et un morceau de pellicule. Le tout présenté dans un coffret agrémenté d’un fourreau transparent, type celluloïd. Côté DVD, un digipack renferme pas moins de trois disques, dont deux de suppléments. Examinons d’abord le film : il nous est livré en plusieurs langues, dont l’allemand et l’italien. VO et VF sont en son 5.1 et stéréo, mais on regrettera juste le choix étrange de la voix française de l’héroïne, qui ne semble pas dans le « ton ». Les DVD bonus réservent de très nombreuses surprises. Tout d’abord, le premier, que nous qualifierons de « japonais », propose une présentation de l’équipe du film lors d’une avant-première au Japon, une interview du réalisateur Mamoru Hosoda, les coulisses de la réalisation, un clip musical (Garnet chanté par Hanako Oku) et les bandes annonces originales. Ensuite, le second DVD « français » propose des interviews séparées puis croisées du réalisateur et du producteur réalisées en juin 2007, lors de leur passage en France au Festival d’Annecy où le film a reçu le prix du jury. Ces entretiens se distinguent des autres par un discours sans langue de bois, fort intéressant à la fois sur le film, mais aussi plus généralement sur l’animation japonaise.
Si vous avez raté La Traversée au cinéma, foncez sur son édition DVD. Malgré une animation finalement assez simple et sans artifice d’effets spéciaux, Mamoru Hosoda signe un premier film très réussi tant dans son histoire (adaptée d’une nouvelle de Yasutaka Tsutsui, l’auteur de Paprika) que dans sa mise en scène. Un réalisateur que l’on surveillera de près dans ses futurs projets.


