Articles | mangaLe 02/08/2004 par La RédactionSupersab
Ou le quotidien d'une manga-fan...
Comme prévu, voici l’un des textes sélectionnés à l’issue du concours organisé par AnimeLand.com pour célébrer les 3 ans du site. Rédacteur : Supersab
J'ai grandi dans la japanimation avec le Club Dorothée.Tout en restant
attachée aux animés, j'ai voulu essayer le manga papier. Je suis vite devenue accro. Et c'est l'esprit ouvert que j'aborde les différents genres de manga.
Disons que Supersab n'est plus une newbie en la matière, mais pas encore une otaku confirmée. J'ai bien dit: "pas encore".
J'en ai passé des mercredis à souffrir aux cotés de Saori, blessée au coeur par une flèche d'or - une flèche ordinaire : ça l'aurait moins fait pour la réincarnation d'une déesse - ; à admirer le courage et l'abnégation sans faille de ses chevaliers prêts à tout pour la sauver.
J'ai également été ébahie par les prouesses footballistiques d'Olivier ATTON : ses shoot fabuleux avec cramage de filets en prime. Epoustouflant, c'est le mot qui convient !
Que dire alors, des merveilleux talents de Jeanne HAZUKI au volley. Elle n'y va pas de main morte la Jeanne quand elle frappe le ballon ! Son smash est aussi impressionnant qu'inimitable. Et ce feu dans les yeux à chaque rencontre, cette passion pour et dans sa passion, je trouve que c'est vraiment magnifique !
Ah la la ! Tous ces souvenirs : de purs moments d'anthologie. J'ai élargi mon répertoire d'animation sur ces bases aujourd'hui pleines de nostalgie. Et si je laisse de côté les anime tels que
Ghost in the shell ou
Evangelion, je les ai visionnés plusieurs fois et pourtant je ne suis toujours pas sure d'avoir bien tout compris: les interrogations métaphysico-philosophiques n'étant pas mon point fort (on ne peut pas être doué partout ^-^).
Je préfère les anime qui transmettent leur message de façon plus directe, les anime qui m'interpellent (je suis très sensible aux messages écolos de
Blue seed et
Blue Gender, à la fable sur la tolérance qu'est
Fruits Basket), sans pour autant me choquer comme
Le tombeau des lucioles - où cette indifférence cruelle et finalement criminelle sur le sort de ces enfants est insoutenable. Tellement dur que j'ai dû le regarder en plusieurs fois.
Côté manga, j'adore les belles et grandes histoires d'Amour (
Imadoki,
Love Mode,
Mars,
New York New York ...), et mater - je veux dire : regarder - tous ces beaux bishônen, c'est très....intéressant ^-^. Le shôjo et le yaoï sont donc mes genres de prédilection. Cela dit, je ne suis pas contre un peu de baston - à petite dose certes, mais de la belle baston comme dans
Black Cat.
Nicky LARSON peut aller se reposer, la relève est assurée, n'est-ce pas Train ?
Ce que j'apprécie par-dessus tout dans les manga, c'est cette touche de magie, ce coup du sort qui transforme des gens ordinaires en êtres extraordinaires, ce passage de la normalité banale à l'inconnu, de l'exception et à l'apprentissage de cette différence, ce qui donne aux histoires sentimentales un relief inattendu et captivant. Devoir sauver le monde et s'exécuter sans faillir : quel Destin ! Ca me fascine littéralement.
Ainsi, j'accompagne Aya et Cérès dans leur recherche de la Robe de plume (
Ayashi no ceres), je m'interroge sur l'étrange symbiose que forment Sin'ichi et l'alien Migy qui s'est emparé de sa main droite (
Parasite), j'apprends les mots du Lotis avec Alice (
Alice 19th)...
Je discute aussi avec d'autres passionnés via le Net sur les forums de discussion manga. C'est vraiment très stimulant et enrichissant de pouvoir ainsi confronter ses opinions, ses critiques sur un sujet commun : un manga ou un personnage. Partager sa passion : c'est la vivre pleinement. Jamais je n'aurai cru qu'on était si nombreux à aimer ça, et faire parti de cette "communauté de manga-fans", c'est carrément génial. Toute cette solidarité entre forumiens me fait chaud au coeur, et d'y participer me rend heureuse, tout simplement !
Un autre temps fort de ma vie : les Jours-J, entendez par là les jours de sortie des nouveaux tomes des séries que je suis. Ces jours-là donc, une étrange fébrilité m'envahit. Les questions que je me pose depuis deux mois vont-elles enfin trouver une réponse ? Hypermotivée, je fais tout le tour de la ville pour trouver ces si précieuses suites. Bien en main, je rentre et m'enferme vite dans ma chambre pour les lire avec voracité : patienter m'ayant donner très faim...
Je reviens sur mes manga quelques jours plus tard. La relecture a son importance. Plus tranquille, je découvre de petits détails qui m'avaient échappés. Le choc de la nouveauté digéré, je suis plus à même d'apprécier toutes les finesses de l'intrigue.
Poireauter entre deux tomes est donc nécessaire, même si souvent cette attente est une vraie torture. Elle fait partie intégrante, pour moi, du charme du manga. En laissant le lecteur extrapoler la suite grâce à la piste laissée ouverte en fin de volume, l'effet de surprise est ainsi préservé et l'envie de connaître la fin ne faiblit pas jusqu'au dernier opus de la série, bien au contraire.
Vous l'aurez compris, les mangas ont envahi ma vie et j'adore ça. J'espère être parvenue à vous expliquer pourquoi.