Articles | diversLe 01/07/2002 par Matthieu PINONTout nouveau, tout beau
Comme à chaque nouvelle édition, Japan Expo Quatrième Impact a été l'occasion de faire connaissance avec de nouvelles activités, plus folles les unes que les autres, amenées à devenir très probablement des classiques incontournables.
Les dynamiques et sympathiques membres d'Une Case en Moins sont décidément des êtres exceptionnels. Après la BD, après les films amateurs, les voici qui viennent de co-organiser (avec le staff de Japan Expo) et de présenter l'événement du salon auquel tout le monde voulait assister : le Sushi Quiz ! Parodie du célèbre Burger Quiz d'Alain CHABAT, le Sushi Quiz reprend ses règles, en réduisant le champ des questionnaires au domaine des dessins animés, jeux vidéo et séries TV, chaque candidat étant épaulé par deux guest-stars dans les équipes Wasabi et Gingembre. Et quels invités : Alex PILOT, MARCUS, TRANTKAT, Olivier FALLAIX, et bien d'autres se sont succédés les trois jours pour répondre aux questions humoristiques des deux boute-en-train, telles que
"Superman aurait-il été plus fort s'il s'était appelé Hyperman ?",
"Freezer s'appelle-t-il ainsi à cause des frigos ?", et d'autres épreuves comme devoir reconnaître les mélodies de téléphones portables. Si seuls deux heureux chanceux (un garçon et une fille) ont pu participer à chaque fois, tous ont pris plaisir au spectacle, et reviendront dès l'an prochain pour y assister de nouveau. Encore bravo à Davy et à Didier pour leur performance.
"Ici le professeur Kitano. Seulement huit personnes sont mortes aujourd'hui. C'est scandaleux ! Je veux plus de morts, sinon vous serez tous exécutés !". Encore une fois, on retrouve un membre d'Une Case en Moins puisque c'est Didier qui faisait les annonces morbides du jeu
Battle Royale dans les haut-parleurs du CNIT. Inspiré du film de FUKASAKU Kenji, le principe du jeu était simple : il fallait "tuer" les autres participants tout en restant soi-même en vie. Bien entendu, point question de violence, les duels se réglant à coups de cartes à jouer ou de questionnaires. Mais, afin de coller au plus près du film, les vainqueurs partaient avec les bonus de leurs victimes, augmentant ainsi leur "arsenal". Seuls les survivants se retrouvèrent dans une finale sans pitié. On ne saura que trop féliciter les responsables de cette activité, ayant recruté les joyeux lurons d'Une Case en Moins et de Gotoh Wan, déguisés en militaires menaçants, qui sont allés jusqu'à reproduire la scène du film lors de l'explication des règles du jeu (scène au cours de laquelle un des candidats se fait tuer par Kitano) ! Ce jeu, qui concordait avec la sortie en DVD du film, sera-t-il réitéré l'an prochain ? On en doute fortement, mais quoi qu'il en soit, cette activité aura su satisfaire tous les fans du film... et les autres.
Si la seule originalité au niveau des quiz fut la création d'un quiz sur l'univers de
Blame ! à l'occasion de la venue de son auteur, NIHEI Tsutomu, le petit monde des concours de dessins accueillit un nouveau concours d'une telle originalité qu'il apporta une grande bouffée d'air frais dans ce milieu : le dessin chaîné. Gaëlle AUTIN, de l'association Onigiri, réalisatrice de l'affiche de Japan Expo avait dessiné une planche où seules deux cases (la première et la dernière) étaient dessinées. Libre ensuite au participant de dessiner l'histoire qu'il voulait, la seule contrainte étant que son scénario concorde avec le début et la fin préétablis. Une nouveauté appréciable et appréciée qui, là encore, saura trouver sa place lors des prochaines éditions.
A propos d'air, il ne fallait pas en manquer pour participer aux JO de JE, soient les Jeux Olympiques de Japan Expo. Basée sur l'autodérision et le délire entre amis, cette attraction n'aura malheureusement pas eu autant de succès qu'escompté, au vu du peu de participants. Et pourtant... S'inspirant de titres célèbres du dessin animé, les organisateurs conçurent une série d'épreuves plus loufoques les unes que les autres à effectuer en équipe, afin de remporter le plus de points et de repartir avec la médaille d'or. Au menu : effectuer la plus grosse bulle de chewing-gum (
Bubblegum Crisis), faire chuter des bouteilles de plastique à l'aide d'un freesbee "lunaire" (
Sailor Moon), effectuer une course en mangeant des Bounty? (d'après le Bounty Hunter de
Cowboy Bebop), ou encore, summum du bonheur, frapper une peluche de Pikachu à l'aide d'un club de golf. Beaucoup de petits défauts se firent sentir au cours de ces JO pas comme les autres, essentiellement dus à l'absence de participants pourtant inscrits, mais l'ambiance délirante qui régna dans la salle les fit vite oublier. On espère que Kamel ne se laissera pas abattre par cette première édition mi figue mi raisin, et saura nous faire profiter d'autres Jeux Olympiques tout aussi fous l'an prochain.
Kamel, toujours lui, fut également responsable du "Sékoissa", un jeu dont le principe était d'une simplicité enfantine, puisqu'il s'agissait ni plus ni moins d'un Pictionary axé sur le dessin animé. Pour ceux qui ne connaissent pas le jeu, rappelons-en le principe : un membre de chaque équipe doit faire reconnaître un objet, un titre de série ou un personnage uniquement en dessinant, dans un temps imparti, à ses acolytes. Aucun lot à gagner dans ce jeu qui offrait juste un quart d'heure de détente et de rires à ceux qui, étonnamment, n'avaient rien à faire au cours de la convention (ou qui étaient désoeuvrés car n'ayant pu assister à telle ou telle activité). Plaisir renouvelé lors d'une session spéciale où les seuls participants étaient les invités dessinateurs, qui surent eux aussi mettre l'ambiance.
Toutes ces nouvelles activités, auxquelles s'ajoutent les grands classiques de Japan Expo, étaient disponibles à qui voulait bien se donner la peine d'y participer. L'interactivité était de mise, et le seul reproche qu'on puisse adresser à ce festival était le suivant, entendu chez nombre de visiteurs :
"Il y a trop de choses à faire". La quantité était présente, effectivement, mais surtout, il y avait une qualité et une variété trop souvent absente dans bien d'autres conventions, et qui font le charme et la différence de Japan Expo.