Articles | animeLe 01/12/2001 par Julien BASTIDECompte-rendu du Lundi 17 Décembre
Un lundi bien calme au Forum des Images. Après l’affluence du premier week-end et les queues homériques de certaines séances attendues (Nausicaä et surtout Vampire Hunter D), les organisateurs ont sans doute pu souffler un peu. Au programme, deux longs métrages inédits (Kiki de MIYAZAKI et le film d’Utena), des OAV, une pochette surprise de clips, pubs, jeux vidéo, et une intrigante soirée « Digital cinéma », déjà complète en pré-vente.
Mais lundi était aussi le premier jour de la Master-class de OTSUKA Yasuo. En effet, l'invité d'honneur du festival, technicien hors pair et formateur de plusieurs générations d'animateurs au Japon, va dispenser pendant une semaine son savoir à 16 étudiants et professionnels français du cinéma d'animation. On pouvait les apercevoir, en début d'après-midi, à travers une porte vitrée de la galerie, planchant sur leurs tables lumineuses. Le silence studieux n'était rompu que par les froissements de cellulo des jeunes animateurs en plein travail. Les élèves avaient reçu un exercice 3 jours avant le début de la Master-class, que OTSUKA Yasuo a corrigé aujourd'hui. Puis il leur en a donné un nouveau, qu'il corrigera, un par un devant toute la classe, mercredi matin. Il s'agit d'animer la flamme d'une torche et le personnage Conan, de la série
Conan, le fils du futur (dont OTSUKA Yasuo était directeur de l'animation) en train d'enfoncer un clou avec un marteau...
Bonne chance !
Il n'y a eu qu'une seule séance lundi soir : la fameuse soirée « Digital cinéma », proposée par NTT, l'équivalent nippon de France Telecom. Le public fut intrigué en début de séance par l'étrange ballet d'officiels japonais et de personnalités du monde du cinéma. Il s'agissait en fait d'une « première mondiale », à savoir la diffusion, par un prototype de projecteur numérique, d'un film entièrement numérisé, à partir d'une pellicule 35 mm, par les soins du Consortium pour le Cinéma Numérique au Japon. Cette mystérieuse appellation cache un groupement de professionnels du cinéma, d'universitaires et d'entreprises, qui tente d'atteindre une qualité de numérisation équivalente à celle du film argentique 35 mm, afin de faciliter et sécuriser le stockage des films.
La prouesse se situait dans le fait que le projecteur était à même de diffuser un film sur plus de 2000 lignes de balayage, soit 8 millions de pixels, pour une qualité, en théorie, équivalente au 35 mm. Le film en question était un très beau court métrage français tourné en langue basque,
Bertzea de Saffy NEBBOU. La majeure partie du film se déroulait de nuit ou dans la pénombre, et l'absence de contraste et la gamme des gris inhérentes à ces lumières étaient très bien rendues. Mais, comme l'a souligné une salle parfois sceptique, après projection, le film ne permettait pas d'apprécier le rendu concernant les forts contrastes dus à des hautes lumières. Les techniciens ont avoué que là se situait le point faible de leur système, mais, quoi qu'il en soit, le futur du cinéma est en marche...
Moins vibrante que celle du week-end d'ouverture, la programmation de ce lundi restait très attractive. Animeland.com a vu pour vous :
Nekojiru-so Kuromi-chan Clips, pubs, pilotes, jeux vidéo
Utena, le film
A demain !
Les images de cet article ont été fournies pas le forum des images.