

Un rônin au lourd passé marche sur les traces de son père sur la Voie du Sabre. Le résumé d’un nouveau manga ? Non, celui des Contes du 7e souffle, une BD bien de chez nous, dans laquelle Hugues MICOL, sans doute l’un des dessinateurs les plus doués de sa génération, s’amuse à recréer le Japon médiéval. Entretien.
L'originalité du talent d'Hugues MICOL nous avait sauté aux yeux il y a quelques années déjà avec Chiquito la muerte (2 volumes aux éditions Delcourt), réalisé sur un scénario de Jean-Louis CAPRON. MICOL y dépeignait un far-west chaotique et flamboyant, par la biais d'un dessin instinctif et nerveux, porté directement sur la planche sans crayonnés préalables, surprenant plus d'un lecteur à l'époque. Même technique pour son album suivant (entamé en réalité quelques années auparavant), l'énigmatique « 3 » (éditions Cornélius), un polar complètement déjanté, entièrement muet et improvisé tant au niveau du dessin que du scénario , le tout mâtiné de références visuelles au cinéma de Hong Kong. Que nous réservait-il ensuite ? Arrivant là où on ne l'attendait pas, MICOL nous revient avec une série ancrée dans le Japon des samouraï, intitulée Les Contes du 7e souffle (Vents d'Ouest), réalisée en collaboration avec le scénariste Eric ADAM et a priori destinée à un plus vaste public que ses albums précédents. Se serait-il assagi ? Pas sûr. Continuant sa fructueuse collaboration avec CAPRON dans le magazine Ferraille, avec une série animalière trash intitulé , MICOL creuse avec Les Contes du 7e souffle sa technique de dessin particulière, au service ici de la découverte d'un époque fascinante : le Japon médiéval. L'occasion rêvée de revenir avec lui sur son parcours, et les raisons qui l'ont poussé à explorer ce nouvel univers.
