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Le 01/01/2002 par Sahé CIBOT

Musique japonaise pour dance floor parisien

Le mardi 18 décembre 2001, à « La Scène », boîte de nuit parisienne, l’association Nihon Flava Production organisait la première soirée Netsu no kaori (Le parfum de la chaleur), spécialisée en musique japonaise. Plus exactement, il s’agissait de ce que l’on appelle la « black music », à savoir reggae, hip-hop, RnB, 2 steps…Mais du 100% made in Japan !

Comme toute soirée digne de ce nom, le premier objectif était bien sûr que tout le monde s'amuse. Mais pourquoi avoir choisi la musique japonaise ? C'est la question que nous avons posée à DJ Ryo, le DJ en titre de la soirée :
« Notre but est de faire connaître la musique japonaise. Avant de faire DJ, j'ai écrit dans des fanzines, mais c'était difficile d'écrire sur la musique parce qu'on ne peut pas faire ressentir les mêmes choses aux gens que lorsqu'ils écoutent un morceau. C'est pour ça que j'ai choisi de mixer... En plus, c'est plus facile de faire connaître la musique japonaise à travers des soirées que lors de conventions où les gens ont l'esprit occupé par un tas de choses. Et puis les soirées attirent aussi les curieux ! ».
Le public envisagé était d'abord celui des personnes qui s'intéressent au Japon d'une manière ou d'une autre (que ce soit par la japanime, le manga, ou encore la calligraphie... quoique...), mais aussi la communauté asiatique de Paris qui « est déjà prête, car elle écoute beaucoup de musique chinoise notamment » dixit DJ Ryo. Cependant, les amateurs de musique hip-hop et RnB, ainsi que les simples curieux étaient bien entendu les bienvenus.



Les atouts étaient nombreux : une vraie salle (pas la cave de papy) avec un vrai dance-floor et un vrai bar, mais aussi les membres féminins du staff en kimono, des breakeuses venues spécialement pour faire une chorégraphie, et un public motivé. Ce dernier a pu s'éclater sur de bons choix musicaux dont Double, Utada Hikaru, Misia, Twigy, Dabo, DJ Masterkey et bien d'autres !
Malheureusement, la soirée a souffert du fait d'avoir lieu un mardi, qui plus en avant les fêtes, autrement dit en début de semaine avant une période où l'on utilise beaucoup d'argent et où l'on a tendance à se réserver pour la soirée du 31 décembre. Par conséquent, mais peut-être aussi d'un manque de publicité hors quartier chinois et Opéra, la salle était loin d'être pleine. Juste assez toutefois pour avoir l'avantage de donner un aspect convivial à la soirée : « C'est dommage qu'il n'y ait pas plus de monde, mais ce qui est sympa, c'est qu'on peut discuter avec plein de personnes ! » confie Mika, membre du staff.



Globalement, l'organisation a été bonne. On ne peut pas qualifier le manque de monde de fausse note, à moins qu'il y ait eu de réels problèmes de communication. Cependant, on pourra reprocher trois choses au DJ : des enchaînements hésitants et parfois bizarres en début de soirée, un programmation trop centrée hip-hop et RnB alors que lorsque le public a un coup de barre, il a besoin de musiques un peu plus violentes (un peu plus de variété aurait été bienvenu !). Il en découle le troisième point qui est une sorte de trou noir de entre 2 et 4 heures, où le dance-floor s'est considérablement vidé. Quelques erreurs que Julien, qui se charge plus spécifiquement de l'organisation, a bien remarquées et a promis de corriger !



A vos agendas ! Ces soirées méritent d'être encouragées par votre présence, ce qui permettra peut-être à l'avenir de faire venir des artistes japonais... « Netsu no kaori, session 2 » aura lieu au même endroit (La Scène, dans le 15e) le 23 janvier.
Pour plus de renseignement, consultez le site des organisateurs : www.nihonflava.com



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