




AnimeLand est un magazine mensuel spécialisé dans l’animation et le manga. Il fut le premier, en 1991, à défendre cette culture qui était à l’époque très critiquée par les médias français. Depuis ses débuts, AnimeLand a vu arriver les premiers manga traduits en France dès 1993 (Dragon Ball, Ranma 1/2), la reconnaissance de Hayao Miyazaki auprès d’un large public, les premières OAV éditées en vidéo (Lodoss) et la réhabilitation de l’animation japonaise sur les grandes chaînes TV (Cowboy Bebop, Evangelion, FullMetal Alchemist…).
A travers des articles, des portraits et des interviews, AnimeLand s’est efforcé de comprendre et d’expliquer la richesse de ce media. Voilà pourquoi le magazine est devenu une référence, que ce soit auprès des animefans français, mais aussi vers les professionnels de l’édition ou de l’audiovisuel qui nous consultent régulièrement.
Contenu du magazine :

Fondé en 1999, le site Internet d’AnimeLand (www.animeland.com) est complémentaire au magazine. On y trouve des news, des extraits multimedia (bandes annonces, extraits), des concours et des dossiers inédits.
C’est aussi un lieu de discussion où se retrouve toute une communauté qui discute et réagit aux articles et à l’actualité.
En 2008, le site fait peau neuve et devient un support complémentaire du magazine papier où les internautes peuvent réagir et commenter l’actualité.

Acteur de l’évolution du marché, AnimeLand a été le partenaire presse des principaux événements en France. Quelques exemples :
Juin 1997 : Première participation au Festival d’Annecy (AnimeLand reste aujourd’hui encore l’un des principaux partenaires du festival)
Décembre 1999 : sortie cinéma de Mon Voisin Totoro 
Juin 2000 : Sortie vidéo de Perfect Blue 
Juin 2002 : Sortie cinéma de Metropolis 
Juillet 2003 : Sortie cinéma d’Appleseed 
Mars 2004 : Sortie DVD de Princesse Mononoke 
Septembre 2005 : Sortie DVD de FullMetal Alchemist 
Février 2006 : Sortie DVD de Monster 
Juin 2006 : Sortie DVD de Final Fantasy VII : Advent Children 
Janvier 2007 : Sortie du manga Death Note 
Avril 2007 : Sortie du DVD Nausicaä de la vallée du vent 
Février 2008 : Sortie du DVD Amer Béton 

Avant d’être le premier magazine mensuel sur l’animation et le manga, AnimeLand était un fanzine (magazine semi-professionnel). Né en avril 1991, le projet était initialement lié à l’association Les Pieds dans le PAF qui défendait les droits des téléspectateurs. Il s’agissait de faire un dossier sur la spécificité de l’animation japonaise.
Finalement, le dossier est devenu une publication en noir et blanc tirée à 500 exemplaires. Assez rapidement, une association (Animarte) s’est montée pour faire exister ce fanzine créé par des bénévoles passionnés. Parmi les fondateurs, on compte Yvan West Laurence, Pascal Lafine et Vincent Osée Vu. Très rapidement, d’autres passionnés rejoignent l’aventure comme Cédric Littardi, Tibor Clerdouet ou Olivier Fallaix.
En avril 1996, AnimeLand arrive en kiosque. Une SARL de presse est créée par ceux qui font le journal : Anime Manga Presse. D’un rythme bi-mestriel (théorique), on passe au mensuel. Les pages sont désormais toutes en couleurs. Le passage du fanzine au magazine s’est accompagné d’une nouvelle maquette et d’un logo tout neuf. Un pingouin y figure en mascotte et annonce les différentes rubriques.
En 1999, un malentendu judiciaire entraîne les responsables d’AMP devant la cour. Puisque le thème du magazine est principalement le dessin animé et que celui-ci est destiné à un public d’enfants, alors la publication doit être soumise à la loi de 1949 qui prévoit l'examen de toute publication destinée aux enfants par un comité éthique. Après avoir démontré que le public des dessins animés et des manga n’était pas composé uniquement d’enfants, le magazine peut continuer de paraître.
En 2000, une nouvelle maquette inaugure une nouvelle formule qui laisse plus de place aux articles et aux iconographies. Le magazine s’étoffe en volume et traite non seulement d’animation japonaise, mais donne aussi un aperçu sur l’actualité de l’animation en général. La partie consacrée aux manga augmente elle aussi à mesure que le marché français se développe.
En 2005, une troisième maquette accompagne un changement de ligne éditoriale. Même si AnimeLand traite toujours d’animation de manière générale, le magazine se focalise plus sur les dessins animés japonais et la partie manga augmente.
Actuellement, AnimeLand reste un mensuel fait par des passionnés qui souhaitent faire partager leur enthousiasme pour une certaine culture populaire.
Plusieurs hors séries ont été édités dans un but de vulgarisation. Ces guides de référence permettent à tous de mieux comprendre l’histoire de la bande dessinée japonaise, de connaître les studios d’animation, de mieux appréhender le marché en France et au Japon.
En dehors du mensuel AnimeLand, AMP édite un trimestriel intitulé AnimeLand X-tra. Composé de 68 pages, agrémenté de poster et de cartes, ce magazine se veut plus léger et complémentaire. Il est destiné à la jeune génération d’animefans.
En 2007, AMP a lancé Role Playing Game, un bimestriel axé sur les jeux vidéo de type RPG sur consoles, devenu depuis mensuel.
Enfin, en 2008 est lancé Japan Life Style, un bimestriel féminin orienté sur le Japon, la mode et l'art de vivre.
Aujourd’hui, Anime Manga Presse et une société d’édition de presse indépendante qui édite une trentaine de magazines à l’année. Elle compte parmi ses effectifs une dizaine de salariés et plusieurs dizaines de pigistes.

Les lecteurs d’AnimeLand sont de plus en plus variés.
D’une manière générale, nous nous adressons à un large public âgé de 12 à 35 ans. Les 15-25 ans représentent toutefois la majorité du lectorat.
Si les lecteurs sont essentiellement des garçons, la proportion de filles reste malgré tout assez importante (environ 40%).

Vous pensez tout savoir sur AnimeLand ? Voici, pour finir, la face cachée du magazine…
Si les premiers ordinateurs Apple ont été créés dans le garage de Steve Jobs, les premiers AnimeLand l’ont été dans une chambre de bonne, sous les toits de Paris. Pour y accéder, cinq étages dans un escalier en colimaçon, dont la peinture n’avait pas été refaite depuis la dernière guerre et dont les luminaires rendaient l’âme trop fréquemment. Cet espace en hauteur correspondait sans doute aux esprits exaltés des fans qui s’étaient lancés dans la publication d’un fanzine sur le dessin animé japonais.
Au début, les parutions étaient aussi aléatoires que l’apparition de cyclones en France. Il faut dire que les fans en question, sans avoir deux mains gauches, n’avaient jamais vraiment travaillé dans l’édition. Ils ont tout appris sur le tas.
Après un premier local officiel que l’on va qualifier pudiquement de « romantique », AnimeLand déménage. La petite boîte, devenue professionnelle, s’établit dans des locaux de plus en plus grands. À chaque déménagement, c’est la même pagaille. C’est à se demander comment ils font pour accumuler autant de choses…
Mais il faut dire que l’entreprise s’apparente à une curieuse ménagerie. En effet, nous comptons dans nos rangs un Yeuweuleu cousin du yéti, un sosie de Lex Luthor, un nain de jardin et un karaoké vivant dont le bouton off a malheureusement été enlevé. Mais ne vous inquiétez pas, une maîtresse-femme est là pour les mater à coup de fouet…
À cette fine équipe s’ajoute deux respectables mères de famille (qui évitent tout de même de montrer Urotsukidôji à leurs enfants en bas âge) et une multitude de rédacteurs indépendants tous un peu farfelus.
Bref, si vous aimez les manga et les dessins animés japonais, si vous avez en plus un humour lamentable, vous avez vos chance à AnimeLand. Accessoirement, si vous êtes blonde, à forte poitrine, on veut bien vous faire passer un entretien d’embauche en tant que commerciale.
Des séries d’Osamu Tezuka comme Le Roi Léo et Prince Saphir sont diffusées à la télévision, mais peu de gens savent qu’elles sont d’origine japonaises.
Diffusion de Goldorak et Candy Candy (Toei Animation), deux séries qui rencontrent un énorme succès. D’autres suivront comme Albator, Captaine Flam, Cobra ...
Multiplication des chaînes privées et arrivée de nombreuses séries à succès : Saint Seiya, Dragon Ball, Olive & Tom, Juliette je t’aime…
Sortie d’Akira. Pour la première fois, un dessin animé japonais est présenté pour un public adulte.
Les manga de Dragon Ball et Ranma 1/2 sont publiés en France.
Porco Rosso gagne le grand prix du festival d’Annecy. Les professionnels du cinéma découvrent le cinéma de Hayao Miyazaki et Isao Takahata.
Naissance des premiers labels vidéo spécialisés dans l’animation japonaise.
Porco Rosso sort en salles, mais ne remporte qu’un succès d’estime.
Fin de l’émission Club Dorothée : les grandes chaînes de télévision arrêtent de programmer des séries japonaises.
Les premiers anime sont édités en DVD.
Sortie du Voyage de Chihiro au cinéma. Le film réalise 1 million d’entrées, un succès !
Lancement en France de la Télévision Numérique Terrestre (TNT). De nouvelles chaînes apparaissent et diffusent des anime (Love Hina, One Piece, Alexander…)
Canal+ diffuse Monster de Naoki Urasawa. La promotion de l’anime est faite comme celle des grandes séries américaines.
Multiplication des éditeurs et du nombre de titres. Plus de 100 nouveaux manga paraissent chaque mois en moyenne.
Le manga Nononbâ de Shigeru Mizuki gagne le grand prix du festival de la BD d’Angoulême.

Voici une brève liste de quelques-unes des éminentes personnalités japonaises qui ont accepté de répondre aux questions d’AnimeLand :